Comment gérer les excédents de production ?
Si la production locale dépasse la consommation électrique (le week-end, par exemple), l'excédent est injecté dans le réseau et peut éventuellement donner lieu à une compensation financière. Toutefois, si le contrat avec le fournisseur d'énergie n'autorise pas la réinjection dans le réseau, la production locale doit être réduite à ces moments-là, soit en la stockant soit en décalant les horaires des charges pour éviter la « surproduction ».
Lorsque l'électricité produite localement dépasse l'énergie consommée, plusieurs options sont possibles pour gérer l'excédent d'électricité :
- Injection de l'excédent de production dans le réseau
- Limitation de la production
- Stockage de l'excédent pour une consommation ultérieure
- Décalage de certaines charges pour éviter les excédents
Injection de l'excédent de production dans le réseau
L'injection dans le réseau est l'un des moyens les plus simples de gérer la production locale excédentaire. Lorsque la production locale est supérieure à la consommation, l'excédent est naturellement injecté dans le réseau.
Bien que simple, cette solution n'est généralement pas la plus rentable, car l'électricité injectée est achetée à un prix inférieur au prix de gros, voire n'est pas payée du tout.
Limitation de la production
Cette solution est notamment utilisée lorsque l'injection dans le réseau n'est pas autorisée. Pour limiter la production, il suffit, par exemple, d'utiliser des régulateurs afin qu'ils réduisent la tension de référence CC des panneaux solaires, et donc la puissance produite.
Stockage de l'excédent pour une consommation ultérieure
Les systèmes de stockage sont une solution très efficace : ils permettent de stocker l'excédent de production locale et de rendre cette énergie disponible pour un usage ultérieur. À l'heure actuelle cependant, cette option est coûteuse et son retour sur investissement est souvent long mais tend à réduire.
Pour améliorer le retour sur investissement, le stockage peut être associé à d'autres cas d'utilisation, tels que la fourniture d'une alimentation électrique de secours, l'amélioration de la réponse à la demande et la prévention des pics de consommation afin de réduire la puissance du contrat souscrit.
Décalage de certaines charges pour éviter les excédents
La gestion de la charge est une option très intéressante qui consiste simplement à faire fonctionner certaines charges autant que possible pendant la période de production locale. Ces charges doivent être flexibles et gérables grâce à un système de contrôle. À titre d'exemple, on peut citer la recharge des véhicules électriques, le chauffage de l'eau et, dans une certaine mesure, le chauffage, la ventilation et la climatisation (CVC).
La stratégie de gestion de la charge présente des avantages évidents : elle est rentable, facile à mettre en œuvre et garantit un retour sur investissement rapide. À la différence du stockage, elle ne nécessite pas l'installation d'équipements supplémentaires et présente donc une meilleure rentabilité.
Si cette stratégie ne suffit pas à absorber la totalité de la production locale, elle peut être combinée à un système de stockage. Dans ce cas, le transfert de charge offre l'avantage supplémentaire de réduire la taille du système de stockage et d'optimiser son usage.
Remarque : les systèmes CVC, un stockage d'eau chaude/froide ou même le bâtiment tout entier peuvent « stocker » un peu de froid ou de chaleur en chauffant (ou en refroidissant) un peu plus que nécessaire lorsque la production d'énergie locale est disponible, et en chauffant/refroidissant moins par la suite lorsqu'elle n'est pas disponible.